Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 11:40

J’ai très mal dormi, je me suis réveillée  je ne sais pas combien de fois à cause de ma toux.
J’a
i vraiment la tête dans le pâté, et il faut que je traverse toute l’ile avec mon sac à dos, au secours !
Oui il n y a pas de voitures sur l’ile et comme vous pouvez voir sur les photos c’est comme qui dirait un peu escarpé.P1030208.jpg


Aller du courage, je prends un petit dej et me voilà partie, alors c’est ou le chemin d abord ? "
Donde esta el camino del centro ?", celui du centre est plus rapide, 3 heures 30 de marche pour arriver à Yumani le village du Sud de l’ile ou je dois passer la nuit.

Les papys et mamies m’indiquent le chemin, bon sang ça grimpe je souffle comme un âne... pays de grrr
Par contre le paysage est à coupé le souffle, c’est beau, c’est beau et c’est que pour moi na !
Oui il n’y a personne, en même temps il ne faut pas suivre le chemin, mais lire ou déchiffrer le chemin, dis donc pas évident pour les touristes...
Une bonne heure plus tard, je m 'aperçois que je n’étais pas sur le chemin dit des touristes, qui lui est bien balisé par une allée en pierre, du coup j’ai mis que 2 heures hehehe j’étais fière de moi.
Oui je dis bien le chemin des touristes car il faut payer pour marcher sur « la ruta » comme ils disent, je n’ai pas pu échapper au dernier péage.


P1030246.jpg Le village de Yumani n’ a rien à voir avec Cha'llapampa, ici c’est restau et hôtel à gogo, et les gens sont carrément moins sympas. Le truc qui est drôle (au début après c’est plus drôle), c’est qu’ au final ils n’ont jamais ce qu’ il y a sur la carte dans les restau, parfois même ils te disent d’aller dans celui d’à côté.
A part la vue je n’ai pas trop aimé Yumani, ça m’a ramené à mon problème avec les boliviens.
En fait, ils ne sont pas méchants, cool, pas agressifs, mais c’est tout, il n y a rien après, pas très souriant, ni curieux, alors j’ai inventé un terme, ils sont "moyen-sympa" voilà.
 
Je vais me promener tout au sud de l’ile, ou je rencontre un pépé, qui a envie de discuter un peu, là c’est le Pérou, là c’est la Bolivie, d’un côté les montagnes et en face Copacabana, "Tu ne vas pas voir les ruines ?" "Mais où elles sont ça fait 3 heures que je les cherche", "ben en bas ", " ha d’accord c’est ça les ruines la cabane à cochons en bas... Heu ben en fait non j’y vais pas..." (oui je sais j ai pas été  respectueuse avec les vestiges de l’ile).
Très gentil, ouf il a sauvé l’honneur du village.
 
Le retour le lendemain était un peu dur, quel mal de crâne, heureusement j’ai trouve à la Paz un pharmacien très pro, pastille, sirop, antibiotiques, la totale.
Trois jours de repos à la Paz et je pars pour le circuit du Sud Ouest, Uyuni, Laguna Colarada et tout le tralala, après je passe direct la frontière au Chili !
 
Bisous à tous, à bientôt

Par Emma - Publié dans : Bolivie - Communauté : Voyage...destination...Evasion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 9 octobre 2009 5 09 /10 /Oct /2009 10:28

Une pure merveille ! Voilà c’est comme ça que je décrirais ce lac mythique et cette ile du Soleil qui porte bien son nom.
 
Je suis partie samedi dernier pour 3, 4 jours, direction Copacabana sur les rives du Lac Titicaca.
Situé de part et d’autre de la frontière entre la Bolivie et le Pérou, il se trouve à l’altitude très honorable de 3 820 mètres, long de plus de 230 km et large de 97 km, c’est la deuxième étendue d’eau douce d’Amérique du Sud derrière le lac Maracaibo, au Venezuela.
 
Les villages traditionnels aymara qui bordent le lac, avec en toile de fond les sommets enneigés de la Cordillera Real, composent un paysage magique.

 
   3H30 de bus depuis La Paz, pour arriver jusqu’ à Copacabana, je me rends compte que ma voisine est française j’essaye d’engager la conversation et elle me demande " Tu voyages toute seule ?" "oui "  et après plus rien, j’ai pas du avoir la bonne réponse, en même temps je commençais bien à avoir la crève, alors j’ai pas insisté sur le côté social... parfois on rencontre des gens bizarres aussi au cours d’un voyage .
C’est pas mal ici, mais ça n’a quand même rien à voir avec la Copacabana du Brésil. Il y a même un petit côté kitch avec tous ces pédalos à tête de canard sur la plage.
 
Je n’aurai pas la force de visiter, ça y est ça me fait comme au Tibet, trop sec, trop haut, trop froid et chaud, me revoilà partie pour une angine et un peu de mal des montagnes par dessus le marché.
 
J’ai quand même mangé une bonne truite du lac, bien cuisinée en plus, avec en garniture, des patates, du maïs et des fèves... oui c’est un peu le problème de la bouffe ici il faut se lever de bonne heure pour manger des légumes ou un repas équilibré tout simplement... mais c’était bon.
 
Le lendemain la route continue en bateau (1h30 environ) pour atteindre le village de Cha'llapampa dans le n ord de l’Isla del Sol, tout le monde par en troupeau visiter les ruines Incas, moi je reste prendre un café avec Martina et Monica deux Tchèques rencontrées sur le bateau, très gentilles, on rigole bien car elles aussi, elles se sont fait piquer par pleins d’insectes pendant leur voyage.
Il faut dire que la Bolivie c’est un peu Koumak 2 le retour, il y a plein de mouches, petites, grandes, qui piquent et après tu te grattes pendant un bon mois, ca m’a fait des marques sur les pieds, et la jambe de Monica je vous dis pas...à la fin du trek des Yungas j’avais des piqures sur les bras vraiment étranges, j’ai cru que c’était des sangsues mais non...
 
Du coup on a perdu du temps, et les filles doivent directement aller au Sud de l’ile.
Comme je ne suis pas pressée, je décide de visiter les ruines du sud seule, en chemin je rencontre Oscar, un petit garçon de 11 ans bien futé, qui se propose d’être mon guide, il veut être guide professionnel quand il sera plus grand... alors allons y.
Trop chouchou, il connaissait tout par cœur, la table des sacrifices, le labyrinthe de Chincana...bon vous emballez pas, elles sont pas extraordinaires les ruines il reste pas grand chose, et faut deviner la tête du dieu Viracocha dans un rocher qui ressemble à rien, faut de l’imagination en somme...
 
Par contre l’ile est vraiment splendide, la couleur de l’eau, les petites maisons, il y a vraiment un goût de Provence dans cette ile c’est étrange cette ressemblance, encore une fois on ne s’emballe pas, on est à 4000 mètres d’altitude, donc l’eau est pas chaude, personne ne se baigne.
Il y aussi une quantité de cochons, d’ânes, de moutons, 1 tous les mètres carré, très drôle.
 
Ensuite Oscar reste avec moi, il me trouve un petit hôtel pas cher (30 bolivianos avec salle de bain privée soit 3 euros) et après on va au restau de sa tia (tante) pour manger un bout. Il est passionné par mon Ipod (comme Bhir au Népal).
En fait il m’explique qu’il vit avec son grand-père sur l’ ile, ses parents et ses frères et sœurs vivent a Cochamba, il préfère...
 
    Après le déjeuner, je vais me reposer, ca va pas très fort côté forme, cette satanée crève.
Un peu plus tard je me trouve sur la plage pour le coucher du soleil, il y a des enfants qui jouent comme des fous, j’essaye de les prendre en photo, ils courent vers moi "pagame! pagame! "
Non mais dis donc moi je ne paie pas les enfants. OK, aller soyez gentils on va essayer de faire des jolies photos tous ensemble, quelle crise de rire, j’ai cru que mon appareil aller y passer avec toutes ces petites mains sur l’objectif.
 
Le soir je dine avec Edgar, un Bolivien de Santa Cruz d’un certain âge, en fait il n’ y avait plus de place dans le petit restau de la Tia, alors je lui ai proposé de se joindre a moi.
Très sympa, on a bien discuté sur le pays, sur la France aussi...
 

Par Emma - Publié dans : Bolivie - Communauté : Voyage...destination...Evasion
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 3 octobre 2009 6 03 /10 /Oct /2009 12:36
2ème jour, un bon petit dej et c’est reparti !
Après 2 heures de marche sur de superbes et glissants pavés précolombiens, un pont suspendu enjambe le Rio Chucura à Choro.
De la crête qui surplombe Choro, le chemin plonge et grimpe des versants ensoleillés vers des vallées luxuriantes en traversant ruisseaux et cascades.
Et oui il fallait monter aussi, la dame elle avait dit qu’il fallait que descendre (je savais bien que c’était pas possible...)
Il commence à faire bien chaud et humide, nous voilà en t-shirt maintenant !
Nous rencontrons un couple franco-allemand, Yasmina et Philippe, très sympa aussi, ils sont cool, ils prennent leur temps, ça fait 6 mois qu’ils voyagent en Amérique Latine, alors…
 
Nous bivouaquerons à San Francisco (et oui on a fait vite pour rejoindre la Californie!), village composé de 3 familles, nous ne verrons qu’un grand-père, une maman et son petit Christian. Très gentils, comme il pleut (ben oui le froid, la pluie j’adore comme tout le monde sait), je vais me refugier dans la petite maison au coin du feu, le papy raconte des histoires sur les croyances des Aymara, ils pensent qu’il y a le diable dans certains fleuves, la nuit les gens ne s’aventurent pas à passer un pont, parfois on peut entendre de la musique s’échapper du fleuve, voir apparaitre des fantômes...
 
   Yasmina et Philippe nous rejoignent au campement, nous pouvons discuter avec Thomas et Marghareth (ils font aussi un tour du monde), autour d’une tasse de mate et des gâteaux (pendant qu’il pleut et que l’atmosphère se refroidit). Justement j’aurais du faire des étirements et mettre de la crème tout de suite, car maintenant je suis raide, peux plus marcher.
 
     Et oui le lendemain est dur dur, nous faisons 6 heures de marche, avec montée descente, de 7 heures du mat jusqu’à  13 heures, avec une petite pause au milieu de 10 minutes. Quand nous sommes arrivés à Chairo (fin du trek), je n’en pouvais plus, je marchais comme un robot. Effectivement ce dernier jour était stupide, pas le temps d’apprécier la nature, de simplement se poser et regarder, prendre des photos... ca m’a bien gonflé, j’ai un peu tiré la tronche.

        En plus il n’y avait pas de minibus pour nous emmener à Coroico comme prévu, et quand Victor a prononcé les mots suivants "ha ben ce n’est pas grave on peut encore marcher une heure pour rejoindre la route blablabla...", là je l’ai mitraille du regard "ca va pas non, no possible caminar entiende amigo alors tu vas me trouver un bus fissa !"
On peut dire que je n’étais pas de très bonne humeur... J’avais bien compris qu’ ils avaient envie de rentrer chez eux, ce que je peux comprendre après 9 jours de trek sans pause pour eux...

 

Donc je suis restée 2 nuits à Coroico, joli village des Yungas, mais bon j’ai pas vu grand chose puisque je pouvais plus marcher, je suis rentrée avec un bus local, 15 bolivianos (1,5 euros) pour 3 h30 de route dans une vraie purée de pois cassés, un brouillard de malade, heureusement qu’ on était pas sur l’ancienne route dite "Route de la mort" ou "route la plus dangereuse du monde". Maintenant elle est utilisée pas les agences de VTT, qui organisent des sorties tous les jours, 3 600 mètres de descente verticale, il y a 3 à 4 morts par an en vélo, donc je ne m’ y suis pas risquée (avant il y avait 26 véhicules par an qui basculaient dans le vide !).
 
Par Emma - Publié dans : Bolivie - Communauté : images du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 10:34
Facile qu’ elle disait la dame, tu parles !
 
Je suis donc partie pour 3 jours de trek dans les Yungas, avec 1 guide, Victor, et son assistant, Nelson, et 1 couple de polonais, Margharet et Thomas (adorables d’ailleurs je leur fais un gros coucou).
Victor et Nelson portent le matériel de camping et la nourriture, soit environ 20 kilos chacun, et nous portons nos
propres affaires dans nos sac à dos, le mien était trop lourd d’ailleurs rahgg.
 
      Nous partons le matin de la Paz en minibus jusqu’‘au col de la Cumbre (4 725 mètres quand même !), et nous descendons ainsi dans un super paysage de montagne assez aride mais grandiose, nous croisons sur notre chemin des lamas fiers d’être pris en photo, des ruines d’auberges de l’époque Inca (appelé tambo), des petits villages désertiques...



C 'est vrai qu’en 6 heures de descente nous n’avons pas vu grand monde.
Petite aparté, il y a beaucoup de lamas en Bolivie, ils sont élevés pour leur laine et leur viande hé oui hé oui, j’ai gouté du steak de lama c’est pas extraordinaire, on dirait du veau pas très tendre...
 


      Nous plantons la tente vers 16 heures dans le village de Cha´llapampa, où vivent 2 familles, chacune de part et d’autre de la rivière.
Il y en a même une qui nous accueille, elle n’a pas l’air commode la mamie, elle réserve un petite place sur son terrain pour les campeurs. Autour d une bonne bière fraiche, nous discutons longtemps avec Marghareth et Thomas, et puis viens le moment de gouter la fameuse infusion à la feuille de coca.
        Il y a pas mal de plantations de coca dans les Yungas,
en ce moment Evo Morales, le candidat aux élections de Décembre comme Président de la Bolivie, soutient les communautés Indiennes et notamment les cocaleros ceux qui cultivent la coca. C’est une plante cultivée depuis des décennies dans ce pays, pour ses vertus curatives et non pour la drogue.
Evo Mareles est très soutenu par les populations
indiennes, il faut voir tous les graffitis pro-Morales sur les murs des routes des Yungas. Histoire à suivre donc ...
 
Perso je trouvé que ça a un goût de tisane, normalement pour calmer le mal des montagnes il faut en mâcher toute la journée, ça dilue le sang. Moi je préfère une bonne aspirine, parce qu’il est vrai que je me tap
e un bon petit mal de crâne depuis mon arrivée à la Paz.
 
Nous entrons un petit moment dans la petite cabane de la mamie,
c’est comme au Népal, très spartiate avec un petit coin four-plaque chauffante à la bolivienne, fait en terre.
Ils discutent en Aymara la langue des Indiens Aymara (facile), donc je ne comprends rien, on ne sait pas trop s’ils se moquent de nous, un peu je pense, il y a les 2 petites filles de la grand-mère qui sont là, elles sont timides alalala, elles se cachent en rigolant c’est drôle...
 
Cette nuit encore j’ai du mal à dormir, il fait froid même si nous ne sommes pas très haut (2 825 m), ça caille dans la tente. De toute façon j’aurai mis une bonne semaine à me remettre du décalage horaire entre la Polynésie et l’Amérique Latine !
En plus je vous dis pas les courbatures, descendre descendre ben en fait ça tue les cuisses, et bonjour l’ampoule énorme que je me tape sur le pied, j’ai du la percer avec un tire-bouchon, il n y a que ça qui marchait dans mon couteau suisse hehehe, n’empêche que ca marche, on désinfecte, et on laisse sécher voila ...
 
C’est vrai qu’après 3 mois de playa, on peut pas dire que j’ai fait beaucoup d’efforts physiques, je n’etais pas bien préparée pour ce trek  hum hum...
 
Par Emma - Publié dans : Bolivie
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /Sep /2009 13:07

Buenos Dias !
 
Je suis enfin arrivée à la Paz, capitale de la Bolivie, située à 3 660 mètres d’altitude.

 
   Après deux nuits à Santiago du Chili, que j’ai bien aimé d ailleurs, l’atmosphère a tout de suite changé, la langue espagnole, les visages, les rues, les couleurs, l’attitude de gens, ha ça on change d’ambiance, rien à voir avec la Polynésie.
Et le temps, quand je suis arrivée il pleuvait et il faisait froid comme en début d’hiver en France, pourtant c’est le début du printemps ici. Quel choc climatique j’ai repris mes habits chaud et ma parka (en passant la parka FTP est increvable et très bien).
 
   J’ai pris l’avion mercredi matin, il faut dire que je me tape un décalage horaire dans la tète, entre le Chili et la Polynésie, impossible de dormir depuis que je suis arrivée en Amérique Latine.
5 heures de vol pour faire Santi
ago-Antofagasta-Arica-La Paz, j’ai ainsi remonte tout le chili avec 2 stop.
Comment vous dire, les mots me manquent, c’était grandiose, les paysages magnifiques, la cordillère, les zones désertiques du nord, la côte... et je vous raconte même pas l’arrivée à La Paz avec dans le fond le Lac Titicaca, et la ville en dessous, accrochée aux parois de la gorge, et le Mont Illimani dans le lointain, à couper le souffle !!!
 
     J’avoue que j’étais assez émue, c’est la première fois de ma vie que je mets le pied sur ce continent, et je suis arrivée jusque là dans le voyage, je n’ai pas renoncé...
Il faut se remettre à l’espagnol, ayayaye, je te fais un mélange de français, anglais, espagnol, difficile de faire reset dans la tête et aller chercher le programme espagnol !
 

Le plus drôle, c est que avec le bronzage, je fais vraiment couleur locale " pero te parece americana" qu’ils me disent
alors au début ils me regarde
nt bizarre quand je commence à baragouiner n’importe quoi avec des fautes ou la mauvaise conjugaison en espagnol "Donde te vienes ?", "La France, Paris tu connais hehehe"
 
Bon La Paz c’est haut donc il faut un peu de temps pour s’acclimater, en plus comme je dors pas bien, j’ai eu un peu de mal hier et ce matin, complètement dans le gaz.
Ca va mieux maintenant, je pars demain pour faire le trek del Choro pour 3 jours, c’est pas trop difficile car il n y a que de la descente.
 
Hasta Luego amigos
 
Par Emma - Publié dans : Bolivie
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

WELCOME


Google-Translate-English to French Traduire français en Spanish Google-Translate-English to Japanese BETA Traduire français en German  Traduire français en Italian Traduire français en Portuguese
Traduire français en Arabic Traduire français en Arabic Traduire français en Czech Traduire français en danish Traduire français en Dutch Traduire français en Finnish Traduire français en NorwegianTraduire français en SwedishTraduire français en Greek Traduire français en HindiTraduire français en Russian

Présentation

Photorama


Catégories

Recommander

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés